Quand la toxoplasmose congénitale creuse la choroïde…
Partage d’une iconographie spectaculaire aujourd’hui : une excavation (ou cavitation) choroïdienne focale (FCE) secondaire, stigmate d’une ancienne choriorétinite toxoplasmique, très probablement congénitale.
Historiquement qualifiées de « pseudo-colobomes maculaires », ces lésions révèlent toute leur complexité mécanique et structurelle sous l’œil de l’imagerie moderne.
✚ Analyse de l’iconographie
Fond d’œil couleur : On observe une large plage cicatrielle blanc-jaunâtre bien délimitée, temporalement à la papille, soulignée par de profonds remaniements pigmentaires (notamment sur ses versants inférieur et temporal).
Cliché Infrarouge & Coupe OCT B-scan : La coupe tomographique (suivant la flèche verte) est impressionnante. Elle met en évidence une invagination postérieure abrupte, concave et profonde de la choroïde.
✚ Le mécanisme “d’aspiration” ?
La nécrose initiale induite par le parasite a provoqué une fonte tissulaire de la rétine externe et de la choriocapillaire. Lors de la phase de cicatrisation, la fibrose et l’adhérence choriorétinienne dense ont exercé une force de traction postérieure vers la sclère, créant cette excavation acquise.
Bien que ces lésions soient généralement stables à l’âge adulte, la vigilance reste de mise à long terme. Le principal point de surveillance ? Guetter l’apparition d’une néovascularisation choroïdienne (NVC) secondaire au niveau des berges de la cavitation.
